Et si la vitalité urbaine se jouait au niveau des yeux ?

Comment favoriser une ville vivante, agréable et à vivre ?

Nous pensons qu’une grande partie de la réponse se trouve dans les rez-de-ville.

Les rez-de-chaussée déterminent souvent la qualité d’un espace public : son animation, le sentiment de sécurité, l’envie de s’y attarder… Lorsqu’ils sont qualitatifs, on observe très concrètement un ralentissement de la vitesse de marche, l’apparition de la flânerie, des interactions spontanées, des comportements de sociabilité. L’espace cesse d’être un lieu de transit pour devenir un espace qui se vit collectivement.

ZCCS a développé une méthode d’analyse des rez-de-ville permettant d’évaluer la capacité d’une rue à générer de l’animation et des usages récréatifs, et d’orienter des pistes de réaménagement.Cette méthode repose sur trois axes complémentaires :

🔹 Le paysage de la rue
Ouverture des façades, porosité des rez-de-chaussée, unités à échelle piétonne, richesse colorimétrique, vitrines actives, étals et usages débordant sur l’espace public…

🔹 La qualité sensorielle
Ombrage, lumière, liberté de déambulation, marchabilité, sentiment de sécurité, présence d’assises et d’aménités, continuité des cheminements…

🔹 L’hospitalité
Usages récréatifs de l’espace, présence de groupes, de publics vulnérables, mixité genrée, démonstrations affectives, capacité de l’espace à accueillir la diversité des corps, des âges et des rythmes.

Pour nous, l’enjeu n’est pas qu’esthétique ou fonctionnel, il s’agit de replacer l’humain, le sensible et le vécu au cœur de la démarche de l’urbaniste, et de rappeler une évidence trop souvent oubliée : la ville se conçoit pour améliorer le bien-être urbain et le quotidien.

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Comment concevoir l’épanouissement du vivant au sein d’une ville historiquement édifiée contre la nature ?