Comment mesure-t-on réellement le confort bioclimatique dans l'espace public ?
Cette interrogation revient fréquemment dans nos échanges avec les collectivités et les maîtres d'ouvrage. Les outils disponibles – extensions QGIS, modules de modélisation sur Sketch Up ou Rhino – permettent certes d'identifier les îlots de chaleur urbains ou d'analyser les couloirs de vent entre le bâti.
Mais leur approche reste soit trop généraliste, soit excessivement spécialisée : certains se concentrent sur la température de surface, d'autres sur la dynamique des flux d'air, sans jamais croiser ces paramètres dans une analyse systémique.
Chez ZCCS, nous avons fait le choix d'un logiciel de simulation tridimensionnelle du microclimat qui rompt avec cette logique en silo. Plutôt que de juxtaposer des diagnostics partiels, ne faudrait-il pas penser le confort bioclimatique comme un phénomène multifactoriel ?
Cet outil holistique permet précisément de modéliser, au sein d'un même environnement numérique les interactions complexes entre :
✅ morphologie urbaine,
✅ matérialité des sols et des façades,
✅ propriétés hygrothermiques des substrats,
✅ présence végétale,
✅ aéraulique du site.
Concrètement, le modèle intègre simultanément la température de l'air ambiant, l'émissivité thermique des surfaces minérales et végétalisées, l'humidité des sols et des sous-sols, les apports de la strate végétale par évapotranspiration, ainsi que la configuration spatiale des vents. Cette approche couplée autorise le calcul d'indices de confort thermique normalisés et la simulation dynamique du ressenti des piétons évoluant dans des ambiances microclimatiques variables selon leur parcours.
💡Et si le confort bioclimatique devenait un véritable indicateur de réussite d’une opération de régénération urbaine ?